Situationship
Argot du datingUne situationship est une relation amoureuse ou sexuelle qui fonctionne en partie comme un couple — contact régulier, intimité, projets — sans jamais avoir été définie, si bien que chacun·e peut en attendre autre chose. Ce n’est pas un problème en soi ; ça le devient quand l’un·e veut mettre un mot et l’autre évite la conversation.
Exemples
- Des mois de week-ends ensemble, et personne n’a dit « on est ensemble ».
- Tu es présenté·e aux ami·es par ton prénom, sans plus.
- Les plans se font le jour même, rarement plus loin.
Situationship ou breadcrumbing. Une situationship peut être réciproque et honnête ; le breadcrumbing, c’est une personne qui donne juste assez d’attention pour que l’autre continue d’espérer.
Les limites : Aucune analyse de conversation ne peut dire ce que l’autre ressent. Les messages montrent un effort, pas une intention.
Lit un export WhatsApp à deux sur ton appareil et montre qui lance, questionne et relance.
Mots liés : effort dans les messages, breadcrumbing, signaux contradictoires, soft launch
Love bombing
Concept étudiéLe love bombing est une avalanche d’affection au début d’une relation — messages incessants, déclarations, cadeaux, projets d’avenir en quelques jours — qui crée un attachement rapide. L’intensité seule n’en est pas ; le problème, c’est l’intensité qui attend quelque chose en retour et devient froide ou contrôlante quand elle ne l’obtient pas.
Exemples
- « C’est toi » au deuxième rendez-vous, « tu es froid·e » au cinquième.
- Une proposition d’emménager avant d’avoir rencontré ses ami·es.
Love bombing ou signaux contradictoires. Le love bombing, c’est le début intense ; l’alternance chaud-froid qui suit est ce qu’on décrit ensuite comme des signaux contradictoires.
Les limites : Deux personnes qui tombent vite et restent stables ne font pas du love bombing. La recherche l’associe à des traits narcissiques et à un attachement insécure dans certains échantillons — une corrélation, pas un moyen de diagnostiquer quelqu’un.
Couvre l’intensité qui refroidit quand elle n’obtient pas ce qu’elle veut, parmi huit comportements.
Mots liés : red flag, signaux contradictoires, style d’attachement
Sources
- Strutzenberg, C. C., Wiersma-Mosley, J. D., Jozkowski, K. N., & Becnel, J. N. (2017). Love-bombing: A narcissistic approach to relationship formation. Discovery, The Student Journal of Dale Bumpers College of Agricultural, Food and Life Sciences, 18(1), 81–89.
Ghosting
Concept étudiéLe ghosting consiste à couper le contact avec quelqu’un en disparaissant sans explication — plus de réponse, pas d’au revoir, souvent sur toutes les applis à la fois. La recherche le décrit comme une façon numérique de mettre fin à une relation en évitant la conversation. Ce qui le rend dur, c’est l’ambiguïté : la personne laissée n’a aucune réponse.
Exemples
- Trois rendez-vous, puis des messages qui ne sont plus jamais lus.
- Un·e ami·e qui cesse de répondre et quitte le groupe discrètement.
Ghosting ou breadcrumbing. Le ghosting coupe tout contact ; le breadcrumbing garde un mince fil ouvert sans s’engager.
Ghosting ou orbiting. Après un ghosting, l’orbiting, c’est quand la personne regarde encore tes stories ou like tes posts.
Les limites : Une réponse lente n’est pas du ghosting. Un silence peut avoir mille causes ; seule une fin de contact longue et inexpliquée en est.
Compte les relances après trois jours de silence et qui les fait.
Mots liés : breadcrumbing, orbiting, temps de réponse, situationship
Sources
- LeFebvre, L. E., Allen, M., Rasner, R. D., Garstad, S., Wilms, A., & Parrish, C. (2019). Ghosting in emerging adults’ romantic relationships: The digital dissolution disappearance strategy. Imagination, Cognition and Personality, 39(2), 125–150.
- Navarro, R., Larrañaga, E., Yubero, S., & Víllora, B. (2020). Psychological correlates of ghosting and breadcrumbing experiences: A preliminary study among adults. International Journal of Environmental Research and Public Health, 17(3), 1116.
Breadcrumbing
Concept étudiéLe breadcrumbing consiste à donner juste assez d’attention à quelqu’un — un like de temps en temps, un « hey » tard le soir, un vague « faudrait qu’on se voie » — pour garder son intérêt sans intention de s’engager. Le schéma : de petits signaux irréguliers qui ne deviennent jamais des plans. Dans une étude, les personnes concernées rapportaient moins de satisfaction de vie et plus de solitude.
Exemples
- Un message toutes les deux semaines, toujours à minuit, jamais pour se voir.
- « Faudrait vraiment qu’on boive un verre » — pour le quatrième mois d’affilée.
Breadcrumbing ou benching. Le breadcrumbing entretient l’espoir ; le benching garde quelqu’un en réserve pendant qu’on voit d’autres personnes.
Montre qui lance les conversations et à quelle fréquence les mots de plans apparaissent.
Mots liés : ghosting, benching, situationship, signaux contradictoires
Sources
- Navarro, R., Larrañaga, E., Yubero, S., & Víllora, B. (2020). Psychological correlates of ghosting and breadcrumbing experiences: A preliminary study among adults. International Journal of Environmental Research and Public Health, 17(3), 1116.
Orbiting
Argot du datingL’orbiting, c’est quand quelqu’un arrête de te parler mais continue de suivre ta vie en ligne — il ou elle regarde chaque story, like un post de temps en temps — sans jamais reprendre contact. Ça suit souvent un ghosting ou un éloignement progressif, et ça laisse l’autre se demander si la porte est encore ouverte.
Exemples
- Aucune réponse depuis un mois, mais premier·e à voir chaque story.
- Un like sur une photo d’il y a deux ans, puis de nouveau le silence.
Orbiting ou breadcrumbing. L’orbiting est une observation passive sans message ; le breadcrumbing comprend des messages occasionnels.
Mots liés : ghosting, breadcrumbing
Benching
Argot du datingLe benching, c’est garder quelqu’un « sur le banc » — intéressé·e et disponible — pendant qu’on fréquente d’autres personnes, en le contactant juste assez pour qu’il ou elle reste une option. Comme un remplaçant, on le garde échauffé mais on le fait rarement entrer. La différence avec des rencontres non exclusives assumées : personne ne l’a dit.
Exemples
- Des messages chaleureux quand leurs autres plans tombent à l’eau, le silence sinon.
- Toujours « pris·e ce week-end », jamais « pas intéressé·e ».
Benching ou situationship. Dans une situationship, les deux sont généralement impliqués ; le benching, c’est une personne qui garde l’autre en réserve.
Mots liés : breadcrumbing, situationship
Soft launch
Argot du datingLe soft launch consiste à laisser deviner une nouvelle relation sur les réseaux sans montrer la personne — un deuxième verre sur la table, une main dans un coin de photo, une veste qui n’est visiblement pas la tienne. Ça permet de tâter le terrain publiquement avant un hard launch.
Exemples
- Une photo de dîner avec deux assiettes et aucun visage.
- Une story en voiture avec la main de quelqu’un d’autre sur le volant.
Soft launch ou hard launch. Le soft launch suggère ; le hard launch montre le visage et l’assume.
Mots liés : hard launch, situationship
Hard launch
Argot du datingLe hard launch, c’est officialiser une relation en ligne — une photo claire de vous deux, un tag, parfois une légende — après quoi ami·es et abonné·es savent que vous êtes ensemble. Il suit souvent un soft launch, et pour beaucoup de couples c’est le moment où la relation devient « réelle » aux yeux des autres.
Exemples
- Un carrousel qui se termine par une photo de vous deux, tagué·es.
- Une photo de profil remplacée par une photo de couple.
Hard launch ou soft launch. Le hard launch lève l’ambiguïté que le soft launch entretient exprès.
Mots liés : soft launch
Delulu
Argot du datingDelulu est l’argot d’internet pour « délirant » au sens léger : croire à une histoire plus belle que ce que les faits permettent — qu’une story vue veut dire qu’il ou elle t’aime bien, qu’un plan va marcher parce que tu le sens. Inoffensif comme optimisme ; coûteux quand ça te fait ignorer ce que l’autre fait encore et encore.
Exemples
- Décider qu’une story vue veut dire qu’il ou elle te kiffe.
- Planifier les vacances avant le deuxième rendez-vous.
Delulu ou signaux contradictoires. Les signaux contradictoires viennent de l’autre ; delulu, c’est l’histoire que tu écris autour.
Mots liés : signaux contradictoires, situationship
Archétype amoureux
Mesure WabiroUn archétype amoureux est une étiquette ludique pour la façon dont quelqu’un aborde les rencontres — son rythme, sa façon de montrer son intérêt, ce qu’il ou elle cherche. Sur Wabiro, le test Archétype amoureux attribue un archétype parmi une liste fixe selon des règles documentées ; il décrit un style, pas un type de personnalité au sens psychologique.
Exemples
- Quelqu’un qui organise tout le premier rendez-vous vs quelqu’un qui écrit « tu fais quoi » à 22 h.
- L’ami·e qui tombe vite vs celle ou celui qui met six mois à dire « nous ».
Archétype amoureux ou style d’attachement. Le style d’attachement est un concept de recherche mesuré avec des échelles validées ; un archétype amoureux est une étiquette de divertissement.
Archétype amoureux ou style de flirt. Le style de flirt, c’est ta façon de montrer ton intérêt sur le moment ; l’archétype couvre toute l’approche.
Mots liés : style de flirt, style d’attachement, delulu
Style de flirt
Concept étudiéUn style de flirt, c’est la façon dont une personne montre habituellement son intérêt amoureux — par la taquinerie, une attention sincère, la proximité physique, la retenue polie ou des rôles traditionnels. La recherche en communication a identifié cinq styles en 2010 (traditionnel, physique, sincère, joueur, poli). Le test Style de flirt de Wabiro en est une version ludique qui nomme ton style dominant à partir de quelques situations.
Exemples
- Se souvenir d’un petit détail de la semaine dernière et le ressortir.
- Taquiner quelqu’un sur sa playlist.
Style de flirt ou archétype amoureux. Le style de flirt, c’est un moment d’intérêt ; l’archétype, c’est toute l’approche des rencontres.
Mots liés : archétype amoureux, signaux contradictoires
Sources
- Hall, J. A., Carter, S., Cody, M. J., & Albright, J. M. (2010). Individual differences in the communication of romantic interest: Development of the Flirting Styles Inventory. Communication Quarterly, 58(4), 365–393.